JUDIBALVAL est une artiste plasticienne et une réalisatrice de film documentaire.
Dans son travail plastique, elle utilise différents médiums - le plus souvent l’installation, la performance, la photographie, la vidéo, l’écriture.
Son travail hybride est fait d’émotions et de complexité où les médiums sont choisis en fonction de l’œuvre en devenir.
Elle réalise des films projetés en salles, diffusés sur des chaines de télévision (France télévision) et sélectionnés en festivals (Docs au Pays de l'Or 2024, Mois du film documentaire 2023, Festival du film scientifique 2023, Cinéma Utopia...).
Également, elle a bénéficié de résidences artistiques et d’écriture, participé à l'Estuaire en marge de la 1ère Biennale d'Art Contemporain / Nantes 2007 ; à l'œuvre collective Safari urbain initiée par Michel Blazy, présenté à L'Antenne / Frac Ile-de-France / MACVAL en 2008 - et obtenu des bourses telles que Brouillon d'un rêve de la Société Civile des Auteurs Multimédia 2016 - et, de la Villa Médicis Hors Les Murs du Ministère des Affaires Étrangères.
Son travail a été présenté lors d’expositions collectives à la Maison Blanquet à Serverette (2022 et 2023), sous forme de performance au BBB Centre d’art à Toulouse 2021.
Karine Pinel est artiste et enseignant chercheur en Arts plastiques, Maître de Conférences en Arts plastiques (18e section CNU) à l’université Paul-Valéry Montpellier 3.
Elle est membre du département Arts plastiques, co-responsable du master mention Arts plastiques et responsable du parcours "Pratiques et Créations Plastiques Contemporaines".
Elle est rattachée au Laboratoire RIRRA21 et co-responsable du programme de recherche "Pratiques Plastiques Contemporaines et contre-cultures".
Ses thématiques d’expertise sont en particulier les Arts plastiques, la création-recherche universitaire en Arts plastiques, les arts in situ.
Enseignants chercheurs Maîtres de Conférences en Arts plastiques associés : Emmanuelle Jacques, Maître de Conférences habilitée à diriger des recherches, Patrick Marcolini, Quentin Montagne, Ariane Carmignac.
Sa pratique artistique s’inscrit dans une exploration sensible et critique du vivant, à partir d’environnements extérieurs tels que forêts, parcs, rivières, terrains publics ou privés, et des formes de vie — humaines et non humaines — qui les habitent.
Par la marche, l’observation et la rencontre (habitants, naturalistes, historiens, pêcheurs…), elle recueille des informations, des récits et des perceptions qui nourrissent une base de données rhizomatique.
Celle-ci prend la forme de cartographies sensibles des territoires explorés — espèces endémiques ou envahissantes, milieux aquatiques, phénomènes naturels, données géologiques — qu’elle aborde comme autant de systèmes de lecture permettant de questionner les relations entre humains et non-humains.
Une part essentielle de sa démarche interroge les pratiques humaines de gestion et de soin du vivant, en portant attention à ce qui demeure souvent invisible ou négligé. Elle transpose ainsi des gestes de soin ou des savoir-faire en méthodes d’observation et d’intervention, élaborant des rituels expérimentaux qui rendent perceptibles ces espaces et leurs équilibres fragiles.
Son travail se déploie à la croisée de l’observation écologique, de l’expérience sensible du territoire et de pratiques rituelles, ouvrant des espaces de dialogue entre l’humain et les formes vivantes qui l’entourent.
Claude GRISON dirige le Laboratoire ChimEco.
Directeur de recherche, « Classe exceptionnelle », au CNRS
Professeur, « Classe exceptionnelle », à l'Université de Montpellier, France
- "Il est de notre devoir d'informer et de sensibiliser tout un chacun sur les problèmes environnementaux, connus et méconnus, et sur les solutions écologiques et durables que nous proposons. En addition aux travaux de recherche rigoureux et passionnants, la transmission de connaissances est un point clé de notre vision au long terme."
Le laboratoire de Chimie Bio-inspirée et d'Innovations écologiques, dit ChimEco, est une Unité Mixte de Recherche (UMR 5021) rattachée au CNRS et à l'Université de Montpellier qui existe depuis 2014. Les ambitions du laboratoire ChimEco sont le développement d’une approche interdisciplinaire de l’écologie globale comme vecteur de développement durable. ChimEco regroupe des chercheurs et ingénieurs du CNRS et de l’Université de Montpellier.
L’écocatalyse, ou catalyse écologique, est une nouvelle approche scientifique qui combine écologie et chimie.
Le principe consiste à restaurer des milieux pollués et dégradés à l’aide de plantes capables d’accumuler naturellement les éléments métalliques présents dans le sol ou l'eau, puis de les transformer en outils utiles pour la chimie. Ainsi, les biomasses utilisées et gorgées de métaux ne sont plus considérées comme des déchets contaminés, mais des réservoirs naturels d’éléments métalliques. Ils peuvent être transformés en excellents catalyseurs de réactions chimiques.
Ces catalyseurs polymétalliques et biosourcés sont appelés écocatalyseurs, afin de rappeler leur origine écologique.
La combinaison inhabituelle de phytotechnologies adaptées à la pollution, la réhabilitation écologique de sites dégradés et la valorisation de ces procédés par une chimie verte innovante et bio-inspirée, l’écocatalyse, doivent contribuer au développement des priorités scientifiques, économiques, et environnementales actuelles d’innovation écologique.
L’association 2L2M a été créée en mars 2014 pour gérer Le lieu multiple montpellier, galerie d’art contemporain, puis également la N5 Galerie (depuis 2019) pour une diffusion et une promotion des artistes la plus ouverte possible, à travers résidences, expositions et événements associés.
Conjuguant exigence des choix et multiplicité des propositions, des générations, des parcours artistiques et des publics, les deux structures permettent une résonance et une synergie d’action par les nombreux projets communs mis en œuvre sur la ville, souvent fruits de partenariats féconds avec d’autres structures ou acteurs culturels, scientifiques et socio-culturels du territoire.
Grâce à son expérience, aux compétences des membres du C.A. et de son salarié ainsi qu'aux partenariats développés, l'association apporte aujourd'hui également un savoir-faire pour accompagner les artistes dans la mise en œuvre de projets divers, en particulier sur l’axe art et science.
L’association adhère au réseau Sciences en Occitanie.
On peut citer notamment :
La co-organisation de soirées de rencontres -artistes-scientifiques-citoyens, en partenariat avec la MPT Frédéric Chopin de Montpellier et l’association Non conférence : Penser, sentir (comme) un arbre (mars 2022), Ouvrir les yeux sur la faune de nos territoires (avril 2022), Mouvements du monde (juin 2022), Intra-Muros, la vie invisible des sols (déc. 2023)
L’accueil de résidences croisées artistes-scientifiques suivies d’expositions : Biodiversité pour les nuls / pour les érudits (Dominique Nicolas, janvier 2023), Intra-Muros, la vie invisible des sols (Collectif LAAB, mai-juin 2023), Géométrie de la lumière (Franklin Bault, janvier 2024 pour exposition Université de Montpellier en avril-mai 2024), Chantent les huîtres ! (Emilien de Bortoli, Julie Dulat, Marie Lusson, Juliette Mariel, mai 2025), Madragues, rencontres dialectiques autour de la symbiose du vivant.
A venir en 2026, avec les artistes JUDIBALVAL/Valérie Cibot et Lorène Roustin et l’équipe du master arts plastiques de l’Université Paul Valéry de Montpellier ; L’Oreille au sol avec l’artiste Félix Blume et l’équipe scientifique du CEFE-CNRS.
Programme de recherches « Pratiques Plastiques Contemporaines et Contre-Cultures »
Le programme étudie les Arts plastiques (des médiums traditionnels et/ou numériques que sont : peinture, jeux vidéo, dessin, pratiques in situ, BD, photographie, gravure, volume), en lien avec les arts appliqués, les arts décoratifs et le design selon une approche théorique pluri, inter et transdisciplinaire.
Sa spécificité est d’étudier scientifiquement les processus développés dans le cadre de la création-recherche artistique et soutient le développement de la création recherche artistique universitaire pensée et instaurée d’après une mise en perspective historique diachronique et synchronique (symbiose entre recherche fondamentale et recherche appliquée).
Trois axes thématiques de recherche sont privilégiés dans leurs spécificités et leurs croisements : « Création recherche artistique critique et utopies » qui explore les interactions entre art, sciences et sociétés et soutient des projets qui aspirent à faire revivre l’esprit utopique ; « Création recherche artistique critique et Artgame », partant du postulat que l’art, comme toutes activités humaines, connaît une gamification généralisée et qui s’attache à analyser les mécaniques et les formes de la ludification en art ; « Création recherche artistique critique entre art, artisanat et industrie » qui mène une réflexion sur les rapports et nouvelles hybridations entre art, artisanat et industrie, soucieuses d’une réhabilitation et réappropriation des savoirs et savoir-faire techniques, mises en œuvre dans des pratiques plastiques artistiques contemporaines.
Par le biais d’analyses d’œuvres, il s’agit de saisir au mieux les transformations et mutations artistiques et culturelles contemporaines (à l’appui des valeurs dominantes et contre culturelles) et ainsi, mieux comprendre leurs rôles et leurs fonctions dans la construction de l’esprit du temps présent.
L’intérêt scientifique et artistique est de favoriser des pratiques plus autonomes, susceptibles de s’émanciper de certaines formes de domination idéologique, en privilégiant des pratiques et expériences sensibles visant à réinvestir la poésie, dessiner un monde commun et participer à sa réalisation.
Présentation du laboratoire RIRRA 21
Rirra 21 est une équipe d’accueil pluridisciplinaire qui compte quarante-cinq enseignants-chercheurs en activité, une dizaine de professeurs émérites et près de quatre-vingt doctorants. Elle réunit des spécialistes des littératures française et européenne des deux derniers siècles, de l’histoire et de l’analyse des films, des études théâtrales et des arts du spectacle, des arts plastiques, de la musique et des études culturelles. La spécificité du laboratoire tient à l’étude de la transformation en œuvres littéraires, musicales, cinématographiques, théâtrales, plastiques, des discours sociaux, des pratiques de communication et des représentations collectives en France, en Europe et dans le monde francophone, de la révolution à nos jours.
Depuis sa fondation, cette équipe a défini une méthodologie originale et pluridisciplinaire fondée sur une mise en perspective historique de l’événement artistique et littéraire, sur l’étude approfondie des médias et sur une approche globale du fait culturel reposant sur la remise en cause des hiérarchies de type centre/périphérie. Forte de ce qui constitue sinon une théorie des arts et de la littérature au moins une approche commune, RIRRA21 développe des recherches inédites sur l’hybridation entre les différentes formes artistiques et littéraires, sur les différents supports de la littérature et des arts depuis la presse jusqu’au numérique, sur le cirque, sur la radio, sur la marionnette, sur l’intermédialité, sur les transferts culturels et les périphéries géographiques…